Élevée dans un foyer francophone à Ottawa, Karolyne a, selon sa mère Thérèse, appris l’anglais en regardant Sesame Street. Chose peu surprenante quand on est la petite-fille de Paul et Berthilde Daoust, une ardente famille franco-ontarienne originaire d'Embrun. Mais détrompez-vous, son père William, anglophone et francophile passioné, en est pour quelque chose aussi! (Malgré le fait qu'à la petite école à Vancouver, il épelait le mot "virgule" durant la dictée, William devint un bilingue français des plus accomplis après s'être épris de Thérèse dans sa vingtaine!) Quoi qu’il en soit, on peut compter sur le long métrage Eaux troubles pour nous présenter une toile de fond bilingue complètement réaliste.

Quant à son amour de la nature, Karolyne l’incorpore à Eaux troubles en faisant appel aux scènes silencieuses des films asiatiques The Scent of Green Papaya et Ju Dou.

À ce jour, sa quête constante d’un équilibre entre sa passion pour les sciences et les arts de la scène imprègne son quotidien. Cette quête, et parfois ce déchirement, rappelle la difficulté qu’éprouve Marguerite, personnage au coeur de Eaux troubles, à établir un équilibre entre sa vie personnelle et sa carrière.

Au cours des ans, Karolyne a été comédienne tant sur scène que sur des plateaux de tournage de cinéma et de télévision. Son plus récent rôle fut celui de Sylvie dans Mon corps deviendra froid, pièce de théâtre d’Anne-Marie Olivier montée par Les Indisciplinés de Toronto en novembre 2013.

Karolyne a acquis ses connaissances en production cinématographique en participant à plusieurs ateliers à Montréal, Ottawa et Toronto offerts par le Canadian Screen Training Centre. Karolyne mis ses connaissances en pratique lorsqu’elle produit la bande-annonce de Eaux troubles sur 35mm avec un devis de $44,000 et une équipe de 19 personnes.